Lexique

Sécurité incendie-explosion

Aire effective d’évent : Surface d’évent d’explosion requise afin d’assurer la sécurisation d’une enceinte.

Analyse de risque : Analyse dressant le portrait de la situation actuelle dont l’objectif est de mettre en lumière les solutions possibles permettant d’éviter les situations problématiques, et ce en déterminant les accidents possibles, leur probabilité et leurs conséquences.

Classes ST : Les poussières sont classées en fonction de leur niveau d’explosivité. ST0 étant les poussières non-réactives et ST3 étant les poussières les plus réactives. La classe d’explosivité des poussières est déterminée d’après la valeur testée du Kst:

Hazard
Class

Kst
(bar·m/sec)
Pmax
(bar)
ST00
ST1<20010
ST2200-30010
ST3>30012

 

Classification électrique : Classification des emplacements dangereux régis par le Code de l’électricité du Québec afin de diminuer les risques d’inflammation ou d’accidents en contrôlant les appareillages électriques selon des zones bien précises.

CNESST (autrefois CSST) : Organisme auquel le gouvernement du Québec a confié la promotion des droits et des obligations en matière de travail. Elle en assure le respect auprès des travailleurs et des employeurs québécois.

Comburant, matière comburante : Un comburant est une matière qui dégage facilement de l’oxygène et peut facilement oxyder une autre matière. Des exemples de comburants sont l’oxygène, le chlore et les composés de peroxyde. Ces substances chimiques alimentent le feu et sont très réactives.

Combustible : On dit qu’une matière est combustible lorsqu’elle peut prendre feu et brûler. Les termes combustible et inflammable décrivent tous deux des matières qui peuvent brûler. En général, les matières combustibles prennent feu moins facilement que les matières inflammables.

Combustion : Réaction chimique d’oxydation se produisant à une vitesse assez élevée pour produire de la chaleur.

Combustion vive : Combustion qui libère beaucoup d’énergie sous forme de chaleur et de lumière en peu de temps, sans toutefois causer une monté de pression.

Déflagration : Propagation de la zone de combustion à une vitesse subsonique (inférieure à la vitesse du son) au travers de l’environnement accompagnée d’une montée de pression pouvant causer des dommages.

Détecteur d’étincelles : Système de sécurisation détectant le passage d’étincelles dans le réseau de dépoussiérage ou de conduits en amont des équipements critiques.

Détonation : Propagation de la zone de combustion à une vitesse supérieure par rapport à la vitesse du son au travers de l’environnement.

Diamètre hydraulique : Diamètre équivalent pour les enceintes non circulaires utilisé pour le calcul de la surface d’évent et pour les calculs d’écoulement en conduite.

Énergie Minimale d’Inflammation (EMI) : Énergie minimale requise pour initier la combustion d’un nuage de poussière, vapeur ou gaz.

Éteignoir de flamme: Dispositif passif de sécurisation des explosions qui permet, en cas d’explosion de gaz ou de poussières de libérer la pression interne d’une enceinte tout en éteignant la flamme générée lors de la déflagration. Ce type de protection est privilégié lorsqu’une enceinte doit être sécurisée à l’intérieur d’un bâtiment afin de protéger le personnel et le matériel.

Évent d’explosion (porte d’explosion, décharge d’explosion) : Un évent ou porte d’explosion est un mécanisme passif de sécurité incendie/explosion qui permet, en cas d’explosion de gaz ou de poussières de libérer la pression interne de l’enceinte à sécuriser. Il s’agit d’un orifice constitué d’une membrane ou d’une porte d’explosion. L’évent agit comme point faible et s’ouvre à une pression inférieure à celle de l’enceinte afin d’éviter une déflagration plus sévère en raison d’une pression accumulée plus grande à l’intérieur de l’enceinte.

Explosion : Éclatement ou rupture spontanée d’une enceinte en raison d’une augmentation de la pression interne à la suite d’une déflagration.

Gaz : État gazeux de la matière.

Granulométrie : Étude de la distribution statistique de la taille de particules fines solides (poussières).

Kst : Paramètre définissant une des propriétés des poudres et poussières combustibles. Sa valeur est égale à la valeur maximale de la vitesse de montée en pression dans un récipient de 20 L ou 1 m³. La valeur de Kst est une propriété explosive des poussières pouvant être mesurée et testée en laboratoire dans des conditions contrôlées.

Limite inférieure d’explosivité (LIE) : Concentration la plus faible à partir de laquelle un combustible gazeux déflagre dans l’air.

Limite supérieure d’explosivité (LSE) : Concentration la plus élevée à laquelle un combustible gazeux déflagre dans l’air.

Limite inférieure d’inflammabilité (LII) : Concentration la plus faible à partir de laquelle une vapeur brûle dans l’air.

Limite supérieure d’inflammabilité (LSI) : Concentration la plus élevée à partir de laquelle une vapeur brûle dans l’air.

Liquide combustible : Liquide étant susceptible de s’enflammer en contact avec une flamme, mais à des températures supérieures aux températures normales des lieux de travail (point éclair égal ou supérieur à 37,8 ˚C).  Exemple : Huile à moteur.

Liquide inflammable : Liquide pouvant prendre feu et brûler aux températures normales des lieux de travail (point éclair inférieur à 37,8 ˚C). Exemple : Propane.

Longueur de la boule de feu : Distance maximale à laquelle un front de flamme libéré par un évent d’explosion peut se propager.

NFPA : NFPA est l’acronyme de la «National Fire Protection Association», une organisation crée en 1896 pour standardiser l’utilisation des gicleurs.  Son rôle s’est accru au fil des ans pour chapeauter l’ensemble des domaines touchants de près ou de loin à la protection incendie. Ci-dessous les normes communément appliquées dans le domaine de la ventilation industriel:

  • NFPA 68 : Norme sur la protection explosion avec évents ou porte d’explosion
  • NFPA 69 : Norme sur les systèmes de prévention des explosions
  • NFPA 329 : Norme sur les pratiques pour la manutention des émanations de liquides ou gaz combustibles ou inflammables
  • NFPA 484 : Norme sur les métaux combustibles
  • NFPA 652 : Norme sur les poussières combustibles
  • NFPA 654 : Norme sur la prévention des explosions en lien aux procédés générant des particules solides (poussières)
  • NFPA 664 : Norme sur la prévention des explosions en lien aux procédés travaillant avec le bois

Panache : Masse d’air ayant une température ou une composition distincte de l’air environnant.

Point éclair : Température minimale à laquelle un solide ou liquide émet des vapeurs suffisantes pour générer un mélange inflammable avec l’air avoisinant.

Poussière : Particules fines et légères pouvant être facilement mises en suspension dans l’air et représentant, dans certains cas, un risque d’explosion.

Poussière explosives : Une poussière est considérée explosive s’il y a une élévation de la température et de la pression à l’intérieur d’un récipient fermé lorsqu’un mélange AIR/POUSSIÈRE est mis en contact avec une source d’inflammation.

Pression maximale (Pmax) : Paramètre définissant la pression maximale d’explosion d’un nuage de poussière dans des conditions normalisées. La valeur de Pmax est une propriété explosive des poussières explosives pouvant être mesurée et testée en laboratoire.

Pression réduite (Pred) : Pression développée lors d’une déflagration et du déchirement des membranes d’explosion à l’intérieur d’une enceinte.

Pression statique d’activation (Pstat) : Pression de conception, laquelle sera suffisante pour amorcer l’ouverture de l’évent d’explosion.

Sécurisation active : Une sécurisation incendie/explosion est dite active si le dispositif de sécurisation est activé par un contrôleur/détecteur externe ou par une impulsion électrique.

Sécurisation passive : Une sécurisation incendie/explosion est dite passive si le dispositif de sécurisation est activé par un principe physique/mécanique (variation de pression, gravité, etc.) et ne dépend donc pas d’une activation ou d’un capteur externe.

Suppression d’explosion (bonbonnes) : Système de sécurisation active détectant et éliminant chimiquement les explosions.  Il est possible d’étouffer une déflagration quelques millisecondes après son déclenchement en injectant certains produits inhibiteur dans l’enceinte ou les conduits.

Système d’isolation d’explosion : Système empêchant la propagation du front de flammes d’un équipement ou d’un procédé à l’autre.  Ces systèmes peuvent être passifs ou actifs.

Température d’auto-inflammation (Point d’auto-inflammation): Température à partir de laquelle un solide, liquide ou gaz peut prendre feu sans l’ajout d’une source externe d’inflammation (étincelle ou flamme).

Température d’inflammation (Point d’inflammation) : Température à partir de laquelle la combustion, une fois amorcée, peut continuer.

Test d’explosivité : Expérimentation en laboratoire certifié permettant de statuer sur la nature explosive ou non des poussières testées.  Le test de base permet également de déterminer les principales propriétés explosives des poussières : pression maximale (Pmax), Vitesse de montée en pression (Kst).

Vanne d’isolation : Dispositif de sécurisation incendie/explosion passif ou actif permettant d’empêcher la propagation d’une explosion à travers un réseau de conduits.

Vapeur : Forme gazeuse dégagée par un corps qui est liquide ou solide.

Volet anti-refoulement (clapet anti-retour) : Dispositif de sécurisation qui empêche la propagation de la déflagration de revenir dans le bâtiment ou dans les équipements de ventilation via le réseau de conduits.

Volet de détournement ou de dérivation : Dispositif de sécurisation qui dévie l’air à l’intérieur des conduits vers l’atmosphère dans le cas d’une déflagration dans le réseau de conduits.

Ventilation industrielle

Aéraulique : Désigne la branche de la physique qui traite de l’étude de l’écoulement de l’air et de ses applications. Les applications de l’aéraulique sont nombreuses dans les bâtiments: ventilation, traitement de l’air, climatisation, dépoussiérage.

Air neuf : Air pris à l’extérieur et exempt de pollution.

Aire de pulvérisation : « Toute aire fermée, partiellement ouverte ou complètement ouverte dans laquelle des quantités dangereuses de vapeurs, de brouillards, de résidus, de poussières, ou de dépôts inflammables ou combustibles sont présentes en raison de l’opération de pulvérisation. L’aire de pulvérisation comprend : l’intérieur de toute cabine ou chambre de pulvérisation ou aire d’application à rideaux; l’intérieur de tout plénum d’extraction et de toute gaine d’extraction partant du point de pulvérisation et toute aire sur la trajectoire directe d’un procédé d’application par pulvérisation. » (NFPA 33)

Air primaire : Air sortant d’une bouche de soufflage.

Air secondaire (air induit) : Air ambiant entrainé par le flux d’air primaire.

Air recyclé (air recirculé) : Air repris d’un local pour y être réintroduit, généralement après traitement.

Bras de captage (Bras de capture) : Hotte de captage mobile et articulée utilisée afin d’aspirer les émissions de contaminants (fumées ou poussières) directement à la source.

Ballon de diffusion : Dispositif économique permettant de distribuer l’air uniformément au niveau des plafonds d’un bâtiment. Ces conduits de tissus percés de multiples ouvertures, se gonflent lorsque l’unité est en fonction et se contractent dans le cas contraire.

Bouche : Dispositif par lequel l’air est soufflé, repris ou extrait d’un local.

Buse : Bouche de petite section soufflant de l’air à haute vitesse.

Cabine de pulvérisation (cabine à peinture) : « Enceinte équipée d’une ventilation d’extraction mécanique dans laquelle se fait une opération ou un procédé de pulvérisation et qui empêche les matières pulvérisées de s’échapper, notamment les vapeurs, fumées, brouillards, poussières et résidus produits par l’opération de pulvérisation, et qui conduit ou dirige ces matières vers un système d’extraction. » (NFPA 33)

Captation à la source (captage à la source, ventilation locale) : La ventilation locale ou captage à la source consiste à capter les polluants le plus près possible de leur source d’émission, avant qu’ils ne pénètrent dans la zone des voies respiratoires des travailleurs et ne soient dispersés dans toute l’atmosphère du local.

Chambre de pulvérisation : « Salle entièrement fermée, équipée d’une ventilation d’extraction mécanique, et utilisée exclusivement pour la pulvérisation des matières inflammables ou combustibles. » (NFPA 33)

Changement d’air à l’heure : Chaque bâtiment occupé doit avoir un minimum d’air neuf pour permettre un renouvellement de l’air à intervalle régulier.  Le taux de changement d’air d’une industrie est fixé par son type selon le règlement sur la santé et sécurité du travail.

Confort thermique : Sensation de bien être lié à l’ambiance thermique du milieu environnant comme la température, l’humidité, la vitesse d’air, les échanges par rayonnement etc.

Contrainte thermique : Contrainte induite en raison d’une source de chaleur dans le milieu de travail. Sensation de chaleur ou de froid affectant la productivité et le confort des travailleurs.

Convection : Mouvement naturel de l’air d’un local provoqué par des différences de température entre les surfaces et l’air ambiant.

Cyclone (séparateur) : Équipement de dépoussiérage utilisant la rotation de l’air par force centrifuge pour séparer mécaniquement les particules solides grossières de l’effluent d’air.

Densité : Grandeur sans dimension et sa valeur s’exprime sans unité de mesure.  Il s’agit d’une valeur comparative.  On donne ordinairement densité d’un produit par rapport à un produit de référence, par exemple: 0,4 (eau = 1). Cela veut dire que le produit en question est 60 % plus léger que l’eau.  Généralement, dans le cas d’un liquide, la densité se compare à celle de l‘eau qui a une valeur de 1.

Diffuseur : Bouche de soufflage particulière ayant un fort taux d’induction.

Dépoussiéreur à sec : Système de traitement d’air permettant la séparation air-poussière.  Le dépoussiéreur contient un ou plusieurs médias filtrants (filtres, sacs ou cartouches) permettant de retirer de l’effluent d’air les particules en présence.  Parfois, ce type de système permet de recycler l’air épuré à l’intérieur de l’usine.

Dépoussiéreur humide : Système de traitement d’air permettant la séparation air-poussière par l’utilisation d’un liquide, habituellement de l’eau.  Ce type de dépoussiéreur contient un mécanisme permettant de forcer le contact entre les particules avec les gouttelettes d’eau épurant ainsi l’air.  Ce type de dépoussiéreur est principalement utilisé dans le cas de contaminant humide ou aux propriétés acides.

Dépoussiérage : Action consistant à réduire la présence de poussières dans un environnement.

Grille de diffusion : Dispositif permettant de diriger l’air propre ou filtré à l’intérieur de l’usine. Les grilles peuvent être orientées de sorte à réduire ou augmenter l’apport d’air.

Hotte (Hotte de captage) Dispositif permettant d’empêcher la migration d’un contaminant hors d’une zone précise.  La hotte est généralement située très près de la source d’émission de contaminants.

Limites d’exposition : Concentrations limites d’un contaminant défini à laquelle un travailleur peut être exposé.  La plupart des contaminants ont une ou plusieurs limites d’exposition qui sont régies par le Règlement sur la Santé et la Sécurité du travail.

  • Valeur d’exposition moyenne pondérée (VEMP)
  • Valeur d’exposition moyenne ajustée (VEMA)
  • Valeur d’exposition courte durée (VECD)

Des définitions de ces valeurs peuvent être trouvées sur le site de la CNESST.

Masse volumique : Grandeur physique qui caractérise la masse d’un matériau par unité de volume (kg/m³, g/cm³, g/ml…). Elle est généralement notée par les lettres grecques ρ (rhô).

Matières corrosives : Une substance est dite corrosive si elle attaque (corrode) les métaux et les tissus du corps humain, comme ceux de la peau ou des yeux. Les substances corrosives peuvent détériorer les contenants en métal et entraîner une fuite, ou affaiblir les matériaux de charpente et entraîner un effondrement. Les substances corrosives peuvent brûler les tissus du corps humain et causer des cicatrices permanentes ou rendre une personne aveugle.

PCM : Unité de débit couramment utilisée pour l’air.  Un PCM (ou CFM en anglais) représente un pied cube (d’air) par minute.

Perte de charge : Dissipation par frottements de l’énergie mécanique du fluide en mouvement dans un réseau de conduits. Cette dissipation s’exprime couramment en unité de pression (Pascal ou pouce d’eau). La perte de charge est influencée directement par la vitesse du fluide et par la géométrie des conduits.

Piquage : Branchement secondaire sur un conduit principal.

Plans et devis : Documents officiels certifiés par un ingénieur pour illustrer, détailler et spécifier les travaux nécessaires dans le cadre d’un projet.  Avoir des documents signés et scellés sont une obligation légale pour tous les travaux régit par la Loi sur les ingénieurs.

Récupérateur de chaleur (échangeur de chaleur) : Dispositif qui permet la récupération d’une fraction de l’énergie thermique emmagasinée dans un fluide (air chaud évacué à l’atmosphère par exemple) pour diminuer les coûts de chauffage d’un bâtiment ou d’un procédé.  Il existe une grande variété d’échangeurs, toutefois, les échangeurs air-air (à plaques ou tubulaires) et les échangeurs air-fluides thermiques sont les plus communs.

Renouvellement d’air (changement d’air) : Taux de renouvellement d’air neuf associé à un volume d’air (pièce, usine) et effectué par la ventilation générale. Ce taux de changement d’air peut être calculé par minute (RAM) ou par heure (RAH).

Taux d’évaporation : Le taux d’évaporation est une valeur qui indique en combien de temps un liquide s’évapore à une température ambiante normale. On donne ordinairement le taux d’évaporation du produit par rapport à celui d’un solvant qui s’évapore plutôt rapidement, par exemple: 0,5 (acétate de butyle = 1). Cela veut dire que dans des conditions spécifiques, 0,5 gramme du produit s’évapore dans le même temps que 1 gramme d’acétate de butyle. Il arrive souvent qu’on dise simplement que le taux d’évaporation est supérieur à 1 ou inférieur à 1, c’est-à-dire qu’il s’évapore plus rapidement ou moins rapidement que le produit auquel on le compare.

Taux d’induction : Ratio du débit total d’air mélangé (correspondant à la somme des débits d’air primaire et d’air secondaire) à celui du débit d’air primaire d’une bouche de soufflage.

Unité de compensation d’air (centrale d’air neuf, unité de traitement d’air) : Unités d’apport d’air neuf utilisées pour rétablir l’air évacué par un procédé. Ces unités peuvent fonctionner avec ou sans recirculation d’air. Cette unité doit également être en mesure de refroidir (climatiser) et/ou chauffer l’air en fonction des conditions souhaitées. Le chauffage, habituellement au gaz naturel, peut se faire à feu direct (contact du brûleur avec l’air neuf) ou indirect (transfert par conduction). Le feu direct offre un rendement supérieur, toutefois certains polluants (gaz imbrûlés, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone) sont réintroduits dans l’air propre en raison du contact avec le brûleur.

Vanne rotative : Équipement constitué d’un châssis étanche dans lequel tourne une roue à palettes entraînée par un moteur.  Habituellement utilisée sous des équipements et silos accumulant du matériel et se déchargeant par gravité, la vanne rotative crée une restriction permettant :

  • de contrôler le débit de matériel ;
  • d’isoler certain équipement contre la propagation d’un front de flamme ;
  • d’isoler certain équipement contre les infiltrations d’air.

Ventilation générale (ventilation par dilution) : La ventilation générale, également connue sous le nom de ventilation par dilution, consiste à évacuer l’air contaminé et à le remplacer par de l’air frais, ce qui réduit la concentration de contaminants qui se trouvent dans l’air du milieu de travail. La ventilation générale est ordinairement suggérée lorsqu’il s’agit de substances non dangereuses. Elle sert aussi à diluer les contaminants fugitifs qui n’auraient pas été captés par la ventilation locale. Finalement, elle sert d’air de compensation à l’air évacué par la ventilation locale.

Ventilation locale (captage à la source, captation à la source) : La ventilation locale ou captage à la source consiste à capter les polluants le plus près possible de leur source d’émission, avant qu’ils ne pénètrent dans la zone des voies respiratoires des travailleurs et ne soient dispersés dans toute l’atmosphère du local.

Ventilation mécanique : Dispositifs mécaniques assurant la variation des débits d’air entrant et sortant dans la pièce ou usine.

Ventilation naturelle : Mécanisme utilisant seulement les phénomènes naturels de mouvement d’air. C’est donc le vent ou l’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur qui entraîne le passage d’air par les ouvertures.

Environnement

Assainissement de l’air : Englobe le contrôle des rejets de contaminants à l’atmosphère ainsi que les techniques et technologie d’épuration.

Certificat d’autorisation : Certification exigée par les autorités gouvernementales afin d’approuver la conformité d’installation industrielle.  Ces certificats exigent de la documentation technique pour l’ensemble des émissions de contaminants et des risques environnementaux possibles.

Changement climatique : Modification de la composition de l’atmosphère perturbant les climats en raison notamment de l’émission de gaz à effet de serre.

Cheminée : Conduit vertical utilisé pour évacuer des gaz ou autres contaminants à l’atmosphère.

Contaminants : Substance, molécule ou composé affectant la qualité de l’air dans l’environnement.

Composés organiques volatils (COV) : La définition du MDDELCC est la suivante : Les composés organiques volatils (COV) sont des substances formées d’au moins un atome de carbone et un atome d’hydrogène. On les trouve à l’état gazeux dans l’atmosphère. Plusieurs de ces composés participent aux réactions photochimiques responsables de la formation de l’ozone troposphérique. D’autres, tels que le benzène et le formaldéhyde, sont aussi considérés comme toxiques et peuvent avoir des effets sur la santé.

Développement durable : Conception du bien commun prenant en considération les aspects économiques, sociaux et environnementaux.

Dispersion atmosphérique : Évaluation de l’impact de la pollution atmosphérique.

Échantillonnage des contaminants (Caractérisation) : Technique utilisée pour évaluer le degré d’émission des contaminants à l’intérieur ou à l’extérieur de l’usine.

Fumée : Nuage de poussières fines et/ou de gaz émis par une source de contaminants

Incinérateur (incinération): Il s’agit d’une technique d’épuration des contaminants visant à consumer (brûler) les contaminants de sorte à réduire et à émettre des polluants moins dangereux à l’atmosphère.

LQE : Acronyme pour la Loi sur la qualité de l’environnement. Loi provinciale stipulant les mesures à prendre et les limites à respecter pour tous les enjeux touchant l’environnement.

MDDELCC : Acronyme pour désigner le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Modélisation atmosphérique : Simulation, selon la mécanique des fluides, de la dispersion de polluant à l’atmosphère en précisant un scénario et des conditions précises.

Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère (RAA) : Norme régissant les émissions de particules et de gaz applicable sur le territoire du Québec.

Règlement 90 : Règlement sur l’assainissement de l’air de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Ce règlement tient compte notamment des limites des agents polluants évacués dans l’atmosphère et l’air ambiant ainsi que des normes d’efficacité d’épuration et d’interdiction de certains procédés.

Seuil olfactif : La perception d’une odeur diffère chez chaque individu. Le seuil olfactif d’un contaminant représente la concentration à laquelle 50% de la population est capable de détecter l’odeur de ce contaminant. Il ne faut le considérer que comme un chiffre approximatif. Le seuil olfactif est souvent établi en laboratoire, dans des conditions déterminées, par des personnes ayant de l’expérience en matière de détection des odeurs. La capacité de percevoir les odeurs varie d’une personne à l’autre et dépend des conditions qui existent en milieu de travail, surtout en présence d’autres substances qui dégagent une odeur.