Foire aux questions

Question générale

Cela fait plus de 38 ans que beaulier est en affaires et nous avons acquis une solide notoriété dans le domaine de la ventilation industrielle, la protection incendie-explosion ainsi que dans les procédés de l’assainissement de l’air. En choisissant beaulier pour vos projets plutôt qu’un manufacturier offrant un service clé en main, vous vous assurez une impartialité totale tout en garantissant le choix de la meilleure solution possible en fonction de vos moyens. Il s’agit de notre obligation légale, en tant qu’ingénieur consultant, de répondre au mieux à vos besoins. Un fabricant de systèmes clé en main ne vous proposera qu’une solution au prix qu’il aura établi. Grâce à notre réseau de fournisseurs établi, nous forcerons la concurrence pour sortir le meilleur prix et le meilleur système. Vous économiserez donc temps et argent et profiterez de notre savoir-faire.

Ventilation industrielle

Le cyclone est un dispositif d’épuration de l’air qui utilise la force centrifuge pour méthode de séparation de l’air et des poussières.  Le dépoussiéreur utilise la méthode de filtration (l’air passe au travers d’un média qui retient la poussière).  De façon générale, le dépoussiéreur est beaucoup plus efficace que le cyclone.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la mauvaise performance d’une hotte de captage :

  • La présence de courants d’air
  • Une hotte sous dimensionnée
  • Un débit d’évacuation insuffisant, par exemple :
    • Mauvaise conception
    • Ajout(s) de point(s) de captage sur le système faisant en sorte que le débit total disponible se divise à plus de branches qu’à la conception initiale
  • Mauvais choix de type de hotte
  • Le procédé a changé/évolué

Rien ne se crée ni se perd! Cette expression est également valable pour les débits d’air et c’est pourquoi l’air évacué (débit sortant) doit nécessairement entrer par quelque part, sinon il ne pourra sortir. 

L’évacuation d’air crée donc un vide qui doit être comblé.  Lorsque l’évacuation mécanique n’est pas elle aussi mécaniquement compensée, l’air doit entrer par infiltration via les craques (portes, portes de garage, fenêtres, etc.). On parle alors d’un phénomène de dépressurisation (pression négative). Ce phénomène aura des répercussions négatives sur l’ensemble de l’usine, notamment sur la qualité de l’air par la dispersion  possible de poussières en raison de l’infiltration d’air par les portes et fenêtres causée par la pression négative. La ventilation générale se trouve donc déficiente et c’est pourquoi il faut compenser l’air évacué par un système d’air neuf. Une pression aéraulique trop négative aura pour effet : de rendre les portes difficiles à ouvrir et pourrait occasionner des risques de blessures, ou de créer des courants d’air nuisibles aux performances des hottes de captage.

Le dépoussiérage sert principalement à enlever la poussière fugitive (celle qui s’est échappée du procédé!) afin de réduire les risques pour la santé, réduire les risques d’incendie-voire d’explosion- et réduire la fréquence d’entretien ménager. Le dépoussiérage est souvent vu comme une dépense sèche or, elle s’avère la plupart du temps une source d’amélioration de la productivité et de la sécurité du personnel.

Les problèmes de contrainte thermique sont de plus en plus récurrents.  La chaleur élevée dans une usine réduit de façon significative la performance du personnel.  Or peu d’industriels ont chiffré cette perte, mais ceux qui l’ont fait et dont nous possédons l’information nous indiquent que la perte financière peut atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars selon la grosseur de l’industrie.

Le meilleur moyen d’améliorer le confort thermique est avant tout de travailler sur les sources de chaleur et le confinement de celles-ci. Ensuite, il est primordial d’avoir en fonction un système de ventilation industriel adapté à votre situation, afin d’assurer un débit d’air acceptable pour remplacer l’air chaud par de l’air neuf (frais) à une température plus sécuritaire.

Protection incendie-explosion

Le Code national de prévention des incendies (CNPI) et la RSST sont les références au Québec en matière de normes applicables. Ces deux instances gouvernementales se réfèrent dans la majorité des cas aux normes nord-américaines NFPA (National Fire Protection Association).

L’analyse de risque est toujours la meilleure approche.  Elle permet souvent d’identifier les risques qui ne sont pas envisagés par simple observation ou connaissance d’un procédé.  L’analyse de risque mettra en lumière les risques inacceptables et les méthodes pour les atténuer en lien avec la réglementation en vigueur, ainsi que les règles de l’art.

Il est possible que votre procédé ne soit pas explicitement traité par la réglementation ou que les articles pertinents s’appliquent difficilement.  Toutefois, il faut revenir à la base du règlement et déterminer sa fonction : protéger le public en premier et les infrastructures en second.  La plupart des règlements permettent de faire des analyses de risque afin de proposer des alternatives acceptables au cadre réglementaire.  Notez toutefois, que si vous proposez une solution alternative, elle doit être approuvée par l’autorité ayant juridiction!

Dans un premier temps, il est possible de trouver dans la littérature le degré d’explosivité type d’un certain nombre de poussières en particulier. Les normes NFPA proposent une liste de poussières usuelles avec leurs caractéristiques explosives. Si votre produit est dans la liste, c’est qu’il est explosif.  Cependant, les procédés génèrent souvent des poussières dites hybrides, ou bien votre poussière diffère de celles listées (granulométrie différente de celles documentées par exemple, ou poussières non listées). Afin d’assurer sa responsabilité sociale vis-à-vis son entreprise et son personnel, il est primordial de réaliser un test d’explosivité sur les poussières générées en usine afin de déterminer ses caractéristiques intrinsèques explosives pour assurer sécurité et prospérité de votre entreprise.

Il est préférable de séparer le réseau de dépoussiérage en fonction du type de poussières générées afin d’éviter le mélange de poussières incompatibles pouvant réagir chimiquement, libérant de la chaleur. Comme chaque procédé génère ses propres poussières, il faut analyser la situation au cas par cas et tester les poussières afin d’assurer la conformité réglementaire.

Hélas non, le dépoussiérage à lui seul n’est pas suffisant pour éviter tous les risques et ainsi être conforme en matière de protection incendie-explosion. Le dépoussiérage est essentiel afin d’assurer une bonne qualité d’air à l’intérieur de l’usine et limiter la migration de poussières fugitives.  Il contribue donc à réduire les risques de dégâts causés par une explosion en évitant la dispersion et l’accumulation de poussières. D’ailleurs, il représente un risque lui-même puisqu’il concentre toute la poussière explosive en un seul endroit (le dépoussiéreur)! C’est pourquoi il est important de procéder à la sécurisation du système de dépoussiérage afin de réduire les dommages possibles d’une déflagration dans l’usine.

Sécuriser un système de dépoussiérage consiste à appliquer les modifications nécessaires afin de le rendre conforme, et réduire ainsi les risques de pertes humaines ou matérielles suite à une explosion. Plusieurs modifications sont possibles afin de sécuriser un ou des équipements, dont l’ajout d’évents d’explosion ou d’éteignoirs de flamme sur le dépoussiéreur, afin de libérer la pression avant de causer des dommages trop importants. Il est aussi possible, voire nécessaire, d’installer des clapets anti-retours ou des volets de détournements afin de protéger le réseau de conduits. Plusieurs autres dispositifs ou méthodes de sécurisation sont aussi possibles.

Afin d’assurer la sécurité des travailleurs, du procédé et du bâtiment, il est recommandé de faire la revue de la classification électrique de l’usine tous les cinq (5) ans. Les normes évoluent et seront toujours de plus en plus restrictives. Toutefois, tout changement dans le procédé requiert une nouvelle étude de la classification électrique afin d’assurer la conformité des installations et ainsi, de réduire les risques.

Environnement

La dispersion atmosphérique est la dilution d’un contaminant dans l’atmosphère.  Il s’agit donc de disperser suffisamment un contaminant pour faire en sorte que sa concentration, lorsqu’il retombe au sol, soit inférieure à sa valeur réglementaire.  Les concentrations au sol sont établies par modélisation mathématique de la dispersion.

La modélisation de la dispersion atmosphérique est une simulation de la dispersion de panaches de pollution dans un contexte et une temporalité donnée, faite à l’aide d’outils mathématiques et de logiciels informatiques et cartographiques. Les modèles cherchent à prendre en compte les conséquences directes et indirectes, dans l’espace et dans le temps des rejets (accidentels ou non) de substances (gaz, particules, aérosols …) indésirables, dangereuses ou toxiques.

Une modélisation de niveau 1 est un modèle simple qui évalue l’impact d’une ou des sources pouvant générer des contaminants dans l’atmosphère (1D), tandis qu’une modélisation de niveau 2 est plus poussée et tient compte notamment des données météorologiques ainsi que de la couverture spatiale (2D).

Il faut réaliser une modélisation atmosphérique lorsqu’on émet à l’atmosphère des contaminants réglementés afin d’évaluer la conformité des opérations industrielles. Le modèle de niveau 2 doit être utilisé si l’analyse de niveau 1 démontre que 80% de la valeur de la norme est atteinte. Toutefois, le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) se réserve le droit d’imposer le niveau de modélisation requis, peu importe les conditions ou le projet. À titre d’exemple, une modélisation de niveau 2 sera immédiatement requise si la source qui émet des contaminants est située dans un parc industriel. Une modélisation atmosphérique devrait toujours être réalisée par un ingénieur spécialiste du domaine, contactez-nous pour que nous puissions évaluer vos besoins en matière de dispersion atmosphérique et réaliser l’étude appropriée pour votre projet.

Le Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère (RAA) constitue le document de référence en ce qui concerne l’émission de contaminants à l’atmosphère à l’échelle nationale au Québec. Si votre entreprise se situe dans la région métropolitaine de Montréal, le règlement 90 est aussi applicable. Ce règlement impose les limitations en matière d’agents polluants évacués dans l’air ambiant.

Le certificat d’autorisation est le permis qui vous permet d’émettre à l’atmosphère certains contaminants selon une quantité établie dans le certificat d’autorisation.  Si vous émettez des contaminants à l’atmosphère, l’obtention du certificat d’autorisation est obligatoire.  Il faut suivre certaines étapes pour obtenir un certificat d’autorisation.  Il est préférable de faire affaire avec des compagnies spécialisées. Contactez-nous pour que nous puissions évaluer vos besoins et réaliser l’étude appropriée pour votre projet.